En Noir Et Blanc

Mes origines sont en panique
J'ai fouillé dans toutes les poches du monde il y a que du trafic bah vas-y oh
Mon c½ur a suivi sa logique
Il faut se mélanger dans la mixité y a rien de tragique, bah vas-y oh
Dans la vie il y a tout de un pratique moi je dis que rien n'est magique
Et puis le racisme fatigue bah vas-y oh
De Fresnes à Fleury-Mérogis même si t'es enfermé que tu te sens seul dis toi que t'existes


C'est le récit de la brise et de la braise bise
D'une société aux prises d'une guerre en guise de cri synonyme de paix
Vendu la life me fait marcher elle pue des pieds
Si seulement sa saleté était propreté
Seulement ici bas on met les scies avec les cure-dents
Cultive la différence ma couleur teintée dans l'accident
J'ai crié l'espoir dans l'oreille du vent muet
De Fresnes à Fleury-Merogis même si t'es enfermé que tu te sens seul dis toi que t'existes


Noir dans un drap blanc ou blanc dans une vie noire
La lumière blanche s'éteint te laissant dans le noir
Métisse neutralisé entre les deux camps
Victime d'un regard neutre réalise par ses deux sens : les parents
Du noir déteint sur du blanc font du gris
Dans le schéma de la vie ça provoque ouragans, des guerres et des pluies
Le blanc affilié à drogue coke blanche
Noir accuse du sombre et du meurtre vers 3 heures du mat
L'obscurité cache de mauvaises choses j'l'ai crue
L'avenir blanc comme neige j'y crois plus depuis mon vécu
La vie en rouge plus du blanc font du rose arrosé au rose
Le noir plus le rouge font du rouge foncé
Le c½ur en sang rouge comme toi, elle, lui et l'autre
Vous, nous, ils, t'as le même que celui qui te vautre
Arabe, africain, antillais, latin, asiatique, haïtien
La mort n'a pas de frein à main


REFRAIN


Mariage forcé de religion, d'ethnie ou de peau
Réuni la déception ta mélanine n'as pas de peau
Dis-moi qu'est ce tu reproches à Youssouf et Mélanie ?
Un amour unanime proche de peur qu'on les nomine
Humain jusque dans l'âme vas-y rumines ta ranc½ur bonhomme
J'mets le tarot dans les pommes l'amour n'a pas de somme
En somme j'ai vaincu l'épée vaincue par le baiser
L'homme taille comme un bison troque sa lame pour les larmes usées
Le visage pâle lésé de magie noire, visée
La rabat-joise vision de celui qui vit mal ta joie
L'amour et la mort sont deux extrêmes qui s'kiffent à mort
Le noir et le blanc sont complémentaires, kif-kif
Bleu, blanc, rouge, vert, jaune, rouge, black, blanc , beur
Noir, blanc jaune nuit et jour confrontez vos cultures
Amen c'est amine même sans nostalgie je vois en noir et blanc.

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 4:22 PM

Edited on Thursday, 24 May 2007 at 3:37 AM

HipHop Citoyens- By Princess Aniès

Ma clique en mission
C'es
t quoi l'extrême droite papa ?
Tiens
écoute:


Princess Aniès
A qui la fa
ute si l'extrême droite atteint l'un des meilleurs scores !
Il a fallu que le cauchemar devienne vrai pour que les choses se corsent
A qui la fa
ute quand les étrangers deviennent synonymes d'insécurité
Qu
i croire
Qua
nd les fours crématoires sont des détails de l'histoire
Qui
croire
dans
l'immédiat il fallait peut être cogiter
au lieu
d'écouter
le
s discours démagogues dans les médias au JT
Y a
danger !
Mêm
e si on est des orphelins des droits de l'homme,
j'
allume le drapeau tricolore,
j'év
eille les consciences qui somnolent.
Sommes nous les premiers coupables ?
et victimes
à la fois ?
Responsable
s ?
Où sont
les buts
Dan
s les urnes j'pose ma voix
A qui la faute, si aujourd'hui je suis obligé d'écrire ce texte à mon tour
On doi
t plus rester sourd, fallait se réveiller avant le second tour.

Doudou Masta
Ce que
l'on vit aujourd'hui, on le savait sans être des visionnaires
On dit qu
e c'est hard ces jours-ci; en fait ça l'est pas plus qu'hier
On a pris u
ne baffe nationale, quelle baffe nationale !
Ca
fait plus d'un demi siècle qu'existe et grossit le front national
Va dir
e que c'est pas normal,
eux ils votent,
nous on
vote pas
Voil
à au final une page de l'histoire qui s'ouvre salement
Moi q
ui pensait que la démocratie c'était pas la peine
Je
pense plus, là je suis sûr
Que
la démocratie c'est pas Le Pen


Scred Connexion
Le Pen au deuxième tour !
Au moins ç
a a le mérite d'être clair
Je
me disais bien qu'ils finiraient un jour par recracher leur glaire
C'est
sûr qu'avec ce que l'on vit ici
On sera p
rêt à tout voir
Même un
gros bâtard au pouvoir
C
'est triste qu'en 2002, on aie le choix qu'entre droite et extrème
Et qu
'il y a encore des cons qui pensent qu'il y a des races à extraire
A cro
ire qu'amener le conflit ici, c'est ce qu'ils veulent
To
ut ça parce que les petits volent
Moi et
mes semblables, on s'est fait niquer par les sondages
S
ans blague, on se mord les doigts !
Falla
it qu'on s'engage !
Le d
anger
On
l'a pas vu venir dans nos villes
Et not
re avenir il pue la merde comme à Tchernobyl
Le
Pen c'est nocif comme la nicotine
Ca
donne envie de tout casser !
Lancer
des pavés dans les vitrines
On e
st victime de leur système et de leurs histoires
Et
j'ai vite compris, qu'elle était loin de nous la victoire.
Constate l'échec en face de c'con national
Viole
ur des droits de l'homme ce borgne que j'ne nomme pas
Veut
modeler la France à sa norme s'taire face à lui
C'
est succomber à la dose léthale
De d
eux mots choisissons le moindre le xénophobe
Le
ghetto royaume des aveugles
Point
que sont front se méprend, nous verrait bien à Fresnes
Oscar v
a d'l'avant militant pour que les fachos freinent
Tu veux ê
tre chef d'Etat mais tu veux rendre ma vie amère
Heureusement j'suis poli sinon j'aurais insulter ta...
T'as
fait du droit ça t'empêche pas de marcher de travers
J'ai gr
illé ton affaire et j'maudis celui qui t'croit
C
'est pas la première fois ni la dernière que j'te démonte au crome
Moi j
'ai pas attendu qu'tu soit aussi près du trône
Pendant qu'je détruis l'front lui il prend du cran
Y a que l'i
nsécurité qu 'est matraquée sur nos écrans

Maj Trafyk
J'ai
pas ma carte d'électeur Maj Trafyk,
Et tu m 'aurais dit un jour ne pas voter t'fera peur
J't'au
rais dit bof ma s½ur, pas que ça à faire mon frère
Nique les
spectres qui nous gouvernent
Gauche
ou droite mais tu l'sais que tous nous bernent
Ils font jolis dans les décors ces porcs c'est pour les élire
C'est cass
e-couille mais un dimanche sombre a incendié
Le
s esprits je l'avoue
Le
front au deuxième tour ça m'a foutu un coup

Black Renagat
Depu
is quelques semaines, je vois des reportages des émissions
La
France pleure une délinquance en augmentation
C
ité par ci ghetto par dans la télévision
R
ésultat plus de 17% pour le national front
Tous
mobilisés
Objec
tif stopper ce fils de pute
Faut
pas qu'il rentre à l'Elysée
Tous mobili
sés
Au de
uxième tour fais pas l'tocard
Sors ta t
ecar man va voter


Layone
Flippe
s pas !
Ca c'est
l'bruit qu'tu vas entendre
Si J
ean-Marie est élu président
C'est moi qui vais l'pendre
Donc fli
ppes pas
A c
'qui paraît l'insécurité règne mais
Quand le peuple se manifeste
C'e
st la violence qui nous enseigne
panique
s pas
La
France nous montre son vrai visage
Le t
emps est orageux malgré leur bluff
Et
leurs beaux paysages
Tu
veux savoir mes plus grands luxes
l
a liberté, l'égalité pour tous
mais
encore mieux
la si
ncérité

Safyr
P'ta
in j'arrive pas à croire qu'le taux d'racisme soit monté aussi vite
Soi-
disant qu'c'est not' faute
On
aurait dépassé nos limites
Ils
nous limitent
Dan
s notre manière
D'
parler et d'agir
Mais co
mme ils voient qu'ca part en vrille
Ils essaient de réagir
V
oter l'front national
j'
peux t'dire qu'ca va pas t'aider
Péd
é, j'vais foutre mon souk
La F
rance j'veux la voir décéder
C
'est démoralisant dépourvu d'sensibilité et en plus
J'baise
les fachos avec une grande habilité

Zoxea
La Fra
nce s'est pris une belle baffe
Et si
le Pen passe
N'
imagine même pas la haine gars
Q
u'on aurait dans nos veines ma-
Man
m'avait dit d'aller voter
Mo
i j'ai préféré aller p'loter la putain d'à côté
A présent comme beaucoup j'm'en mord les pinces
Imagine la France remplie d'fachos comme au parc des princes
Donc pa
rs du principe que c'est la guerre
S
i tu croyais que 39-45 c'était la Terre oh là !

Puzzle
Puzzl
e a voté ! hé !
Tu peux
noter qu'on a sauté
sur
l'occasion de pas s'taire
j
'baise le FN
message
personnel à le Pen :
pou
r ta race aryenne
on est
d'la race Alien
mais dé
marre pas trop vite
Sale
Hyène
On est
quand même français
Bla
bla bla bla
2
0% de mecs qui cherchent un maître à penser
Bl
a bla bla bla
Ceux qui s
'abstiennent feraient mieux d'se mettre à penser
D'aller vo
ter pour leur pays plutôt qu'pour Loft Story
Qua
nd on fout la merde dans nos técis
L
e Pen applaudit
On laiss
e nos quartiers devenir des taudis
L
e Pen applaudit
Ces puta
ins d'médias amplifient
Le Pen applaudit
On s'dé
truit de tous les côtés
On s'dit pourquoi voter ici
On n'a j
amais créer nos partis
L
e Pen applaudit
Alors on
chie sur la France et
L
e Pen applaudit
Pendant
qu'on s'entretue il avance
Le Pen ap
plaudit
Rega
rde
C'est comm
e si on avait tous taffé pour lui
Pu
zzle ...suis nous enfile ton treillis
Puzzle ...
on est là pour s'réappropprier le pays

Black Renagat
Depuis
quelques semaines, je vois des reportages des émissions
La
France pleure une délinquance en augmentation
Ci
té par ci ghetto par là dans la télévision
Résul
tat plus de 17% pour le national front
Tous mobi
lisés
Object
if stopper ce fils de pute
Faut pas
qu'il rentre à l'Elysée
Tous mobilisés
Au deuxiè
me tour fais pas l'tocard
Sors ta te
car man va voter

Sniper
Toujours la même résistance de 44 à maintenant
D
es allemands aux céfrancs
Voilà voil
à
Ca r'comme
nce
Bêtement

Stupeur
Com
ment sommes-nous arrivés là !
Est-ce
dû à
la fau
te des électeurs
Ou cell
e des médias
J'vois des
jeunes qui foutent le disque
De l'ins
écurité à la télé
Les fa
chos sont passés
Toi tu
finis dans une manif'
Vo
ter
Est-ce q
ue tu y penses maintenant
Donc bouge
toi
Car sac
he qu'au pays des aveugles
Les borgn
es sont rois
Allez aux u
rnes !
J'sui
s d'ceux qui s'en battaient royalement les burnes
Et cette l
ourde bourde
Profite à c
e porc de borgne
Qu'est
ce que tu veux qu'je te dise
La Fran
ce est une garce
Et j't'
le confirme
Pays d'collabos
Ca m'éto
nne pas
Les
gens s'font des films
Tr
aumatisés par l'insécuri
Comme des
légumes devant la Une
D
es putains d'beaufs dans leur pantoufles
Voter S
uper Menteur
C'est la po
litique du moins pire
Mo
i j'ai pas d'carte d'électeur
Okay m
ais j'me devais d'l'ouvrir

Tepa
A fo
rce de donner des leçons aux autres
C'est l'effet boomerang
Et c'est maintenant
Ici
chez nous
Que
les fachos
Nous poussent
Stoppez !
Tout semble en danger
Si
on doit perdre la liber
Y'a qu'un
moyen d'la défendre
C'e
st d'prendre le temps d'aller voter
La République
C'est l'ég
alité des chances
Faut u
n arrêt public
Pour stop
per ce que le FN pense
R
espect à ceux qui manifent
Qu'la rag
e anime
J'ai
honte d'être français
H
ip hop citoyens
Faut qu'
not'flamme s'rallume

Black Vener
Si
j'ouvre ma gueule de black
C'est po
ur dire que certains passent
Leur te
mps à réclamer des droits
Alors qu'd
'aut' zonos s'en servent pas
Putain
C'est quand la situation s'corse qu'on l'ouvre
A
lors qu'on pourrait les boycot tous les jours
Co
mme les taggueurs au Louvre
Fais chi
er
Donc c'es
t lyrical fâché
Pour les
enfoirés d'fachos
Ceux
qui nous ont fichés
Dans
leurs fichiers
Veulent m
aintenant nous faucher
A
u fait
Tu ve
ux savoir pourquoi j'suis ici
C'est
pour crier qu'si le FN passe
Beaucou
p d'mes frères
Seront fo
nsdés du suicide

Ol'Kainry
J'entend
l'ghetto gémir
J'vois qu
'on a tous envie d'vomir
Hé ! dimanc
he dernier
C
ombien d'nos gars sont restés dormir
Combien d'm
es frères
Pa
rmi ces 11 millions d'abstention
Inc
onscients du fils de pute
A la tête
de cochon
De
s balles fusent
Des gonv
es brûlent
E
t ça cà monte sa cote
Et
le jeunes abusent
Rusen
t et grognent
Mais très
peu d'entre eux votent
C
'est pour les blocks pour qui ça choque
Faut qu'
on agisse
Es
pérons qu'pour nous
Cela
n'est juste
Qu'un avert
issement

Amara
Y'a une
heure pour les armes
Une
heure pour les urnes
On
passe pour des ânes
Par
ce qu'ils nous ont eu à l'usure
Y'a
rien d'bizarre
C'
est trop facile de critiquer l'système ou d's'en moquer
Et
j'lai dans l'cul
Par
ce que moi
Amara
j'ai pas voté
T
rop tard pour parler
Mais faut plus qu'nos erreurs soient les mêmes
En tout
cas pas la mienne
P
arce que j'sais qu'tous les porcs y tiennent
J'
veux pas m'occuper d'eux
Fa
ut qu'on s'occupe de nous
Pou
r qu'tout ca s'dénoue
J
e sais qu'c'est rien qu'des mots
Mais
aujourd'hui
J'mouill
e

Black Renagat
Depui
s quelques semaines, je vois des reportages des émissions
La
France pleure une linquance en augmentation
Cit
é par ci ghetto par là dans la télévision
Résult
at plus de 17% pour le national front
Tous
mobilisés
Objectif s
topper ce fils de pute
Faut pas
qu'il rentre à l'Elysée
Tous mo
bilisés
Au deuxi
ème tour fais pas l'tocard
Sors
ta tecar man va voter


TNT
Glis
ser
à travers le
s mailles du filet
tu es q
uoi ?
Contrôle de papiers
J'peux t'di
re
Q
ue ça
J'conn
ais
Perm
ettez
Ma
is la France souffre d'amnésie
Et renie ouvertement
Q
u'le produit pour laver son sol
C'est la
sueur du Mali
Pa
ris
C'était le rêve
Pou
r un p'tit
Fraichement
barqué du pays
Mais quelques front kick ont suffit
Pour qu
'se brise
Contre une
église
Toute envie d'insertion et
Tout
le toutim mais..

Matt Moerdock
Faites p
as les mythos
C
ombien sur c'morceau
Son
t allés voter
Otez ma r
ime nitro
Mais
c'est la guerre négro
Je
pime prend le crome
C
'est pas la haine
Q
ue je clame
Mais
y'a un drame
Q
ui se trame
L
es bataillons sont rangés
Danger !

Atis
J'ai pas en
core la majorité
J'repr
ésente la voix d'une minorité
Les san
s-voix qu'on délaisse sans identité
M
es frères menottés
Qu'on empê
che d'aller voter
Effron
tés
Et
ils s'étonnent d'insécurité
Du d
iscours politique aux urnes
Le p
euple reste aphone
A tou
s ces militants d'un jour qui en veulent au FN
On s'est fait berné par les statistiques mec
J'ai tout
cerné
Fa
ut éveiller les consciences
Et que le
peuple cesse d'hiberner

Triptik
Au nom de l'info spectacle
L
a télé devient le réceptacle
De cli
chés peu respectables
Elle
suscite chez les sexagénères
La para
noïa
Et c'que ca
génère
Rien à part la noyade
Le
fétichisme s'acharne
A diviser
pour mieux règner
P
arce qu'ils sont vichistes
I
ls savent viser pour mieux saigner
Pour
le monde entier
La
France allie l'art et la manière classe
M
ais politique et cuisine
C
ultivent le lard et la matière grasse

Gentlemen
J'ai la
rage
Il
s me foutent tous la rage
Avec l
eurs votes et leurs sondages
Fr
ance profonde
E
n fait le vrai visage
Ces sots
Il
s veulent tous qu'on saute
Unis
sent tous le pas
Les larmes et
le sang versé
De nos pères qui ont dû se battre
Pou
r ce pays
E
t pire encore
Y
laisser leur peau
Et c'
est ça la récompense
A c
e prix
J'aurai s
ouhaiter rester au fond de ma jungle
Armé
de ma lance

Black Renagat
Depuis que
lques semaines, je vois des reportages des émissions
La France
pleure une délinquance en augmentation
Ci
té par ci ghetto par là dans la télévision
Résultat pl
us de 17% pour le national front
Tous mobi
lisés
Objectif stoppe
r ce fils de pute
Faut pa
s qu'il rentre à l'Elysée
To
us mobilisés
Au deuxième tour fais pas l'tocard
Sors
ta tecar man va voter

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 4:38 PM

Edited on Thursday, 24 May 2007 at 3:36 AM

Ghetto People

Hè on est encore la! Yeah on dit indépendant quoi qu'il arrive, y'a k'des enfoirés
moi
c'est hè Joey hè pour l'BO, quoi qu'il arrive hè t'inkiete!
on est la pour foutre ca sans dessus dessous sous bordeliques! WAAAAAAAAW


Un jour la misere gele ton cul et la vie t'défie, ca t'rend plus philosophe plus cru qu'Henry Levy! Dire kon veut en faire des criminels, coupables d'subir la crise t'as vu la batardise depuis le cercle qui sévit!

Ouai j'dis molo, trop d'gens ont la tete sous l'eau!
Que die
u nous pardonne on fait c'ke l'argent ordonne!
po
urquoi cette misere alors k'y a assez d'risieres, pas assez d'neurones pour voir k'y a assez d'euros
!

Moi j
'ai bien foiré ds l'rap mais ds l'bon sens du terme, j'respecte cette demarche mon rap admire les rap a themes!
Et si
j'pouvais faire plus sache ke je frais beaucoup plus k'1 fry rap restos du coeur, déclenchons le processus!
Pour le restaut pour ma pause avec le couer une rime un service qui peut prendre de l'empleur pour les demunit qui profiteront du benefice ancien ou nos jeu tu peut pas teste nos project peace!

Qu'en guise de maison, un carton sous un pont sans un pot gros gratteurs d'euros et ca a chaque saison.
sétzé
n nous pour etre heureux fo kon soit plein aux as mais pour eux une piece un feu un sourire une vignasse.
To
us les jours devant eux on passe souvent on les met dans l'geste mais kes tu veux kon y fasse sat dark a fait un geste en bref, pas d'toit pas d'bouffe ni famille hormis la liber srait ptetre mieux traité en sonpri
!

Le peop
le crie famine mais nous parle de kelle faim rien dans la gamelle ils vivent ou jour le jour ils craignent leur lendemain juste le temps d'un refrain pour tendre la main aux miens ki vivent la larme a l'oeil la main sur l'arme ou le coeur sous la main!

Mais lache un peu d'flouz sale Jap's j'voit ktè plein d'liasses mais com d'hab toi tu laches ap ouai regarde ca pourtant les gens l'savent mais ca s'passe alors moi j'grave certain t'braque dans l'dark et tu t'demande pourquoi!

Je b
raille j'ai d'la peine kan j'vois la haine j'vois ke l'etrange gene hors j'vois ke les trans s'plaignent c fort mais les gens crevent pendant ke des gens gelent s'aiment demer alors ke le peuple saigne!

On a froid, faim les jeunes sont fringués frais braquer au gun leur destin au parquet! Chui pas né pour m'faire embarquer m'balader j'rame trop j'casse ma bague et...


Refrain 2X:
C'est pas tout l'monde ki a la chance de manger a sa faim c'est l'coeur ki cause avant l'esprit pour eux le temps d'un ptit refrain montrons l'exemple Ghetto People, donnons nous la main pour nos semblables ki crevent la dalle sur les dalles du metro parisien


Un m
onde remplis de richesse a la merci de quelque homme et les potes qui s'engraisse et d'autre ce contentent des reste qu'on leurs donne les restaut du coeur car le reste a eu peur on ve des gestes et pas justes des promesse au finteur!

J'me dois d'etre solidaire, pour les plus demunis sur terre triste mais solitaire dans toute cette pauvreki prolifere pour tout ce ki aux yeux des autres aussi peut compter. Ki doivent affronter l'indignité reclament juste un geste de bonté!


Les c
hoses s'arrange po, en 2003 encore trop d'gens ki n'mangent pas, tant k'ca t'arrive pas a toi ca n'te derange pas ca change pas, donc le processus se declenche, koi de plus a part ke d'plus en plus font la manche

En 2003 ki reste en france les gens bagnent pour demain, incroyable qu'il y'en ait encore ki n'mangent pas a leur faim ce kil m'arrive dans mon train une seule histoire sans fin, systeme babyphone... geste au vic!

tir nos gouts chic 77 et
gucchi channel et gucchi dis moi ki a tué michel Colucchi! Le gouvernement ne fait rien pour ceux ki dorment dehors, l'ete y les laissent galerer l'hiver ils ramassent les corps!

Ecorcher par mes echecs la poisse j'depasse mes j'veut brasser sans quand me passe les putains d'bracelet sa me lace mes j'ai pas le droit de me laisser abattre qu'on j'pense a ce qui souffre et qui n'ont pas d'toit


D'plus en plus on mendie
comment dire k'le gars ki commendite doit etre barge qu'est ce vous en dites, c'est Babylone sous Candide, on peut ecrire plus d'100 titres sur ca mais sensible ou on peut grailler en restant transit, regarde...

Peu d'gens se doutent k'la misere s'engendre des gares aux parvis, l'air perdu le flair depourvu d'sens sans abris, la ou ils mentent le nombre de laisser pour comptes augmente, paix tu peux t'jeter!


Avec un eu
ro tu peut redonner le sourire on dort mal mais ces pas grave on a des freres a nourir j'suis pas ces enfant j'suis debrouillar sa n'arrive pas qu'au autres faut s'entreder dans ce brouillard

Plus fort la vie est belle, y'en a encore ki crevent la dalle affalés sur le sol, sous un temps d'chien a perdre la boule. Parait k'la france est tout plein de couvertures sociales mais sur kil s'interessent plus a l'aero-spatiale!


On sait ksé dur, ca ba
scule du bonheur a la bavure vla l'aventure dans l'vercure, tous coincérés dans la merde pour k'au fur et a m'sure j'sois l'gardien d'mon frere j'veux kon s'rassure enfoirés!

Refrain 2X

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 4:49 PM

Edited on Sunday, 17 June 2007 at 9:11 AM

Les Enfoirés- La Chanson Des Enfoirés

Moi je file un rencard
A ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire
A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste
Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du coeur

Autrefois on gardait toujours une place à table
Une soupe, une chaise, un coin dans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose

J'ai pas mauvaise conscience
Ça m'empêche pas d'dormir
Mais pour tout dire, ça gâche un peu le goût d'mes plaisirs
C'est pas vraiment ma faute si y'en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait, si on n'y change rien

J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui


RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Re
stosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDD
uCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Re
stosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Rest
osDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Re
stosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Re
stosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Res
tosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
R
estosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Rest
osDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCo
eurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Res
tosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDu
CCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
RestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur
Resto
sDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeurRestosDDuCCoeur

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 4:55 PM

Edited on Thursday, 24 May 2007 at 3:21 AM

Discours Martin Luther King

Martin Luther King at the March on Washington for Jobs and Freedom (August 28, 1963)

"I Have a Dream"

I am happy to join with you today in wha
t will go down in history as
the greatest demonstration for freedom in t
he history of our nation.

Five score years ago, a great American, in wh
ose symbolic shadow
we stand today, signed the Emancipation Proclamation
. This momentous
decree came as a great beacon light of hope to millions
of Negro slaves
who had been seared in the flames of withering injustice
. It came as a
joyous daybreak to end the long night of their captivity.


But 100 years later, the Negro still is not free. One hundred years
lat
er, the life of the Negro is still sadly crippled by the manacles of
seg
regation and the chains of discrimination. One hundred years later, the
N
egro lives on a lonely island of poverty in the midst of a vast ocean of
material prosperity. One hundred years later, the Negro is still languis
hed
in the corners of American society and finds himself an exile in his
own
land. And so we've come here today to dramatize a shameful condition
.

In a sense we've come to our nation's capital to cash a check. When
the architects of our republic wrote the magnificent words of the
Constit
ution and the Declaration of Independence, they were signing a
promissory
note to which every American was to fall heir. This note was a
promise
that all men - yes, black men as well as white men - would be
guaranteed
the unalienable rights of life, liberty, and the pursuit of
happiness.

It is obvious today that America has defaulted on this promissory note
i
nsofar as her citizens of color are concerned. Instead of honoring this
sacred obligation, America has given the Negro people a bad check, a
chec
k that has come back marked "insufficient funds."

But we refuse to bel
ieve that the bank of justice is bankrupt. We
refuse to believe that ther
e are insufficient funds in the great vaults of
opportunity of this natio
n. And so we've come to cash this check, a check
that will give us upon
demand the riches of freedom and security of justice.
We have also come t
o his hallowed spot to remind America of the fierce
urgency of now. This
is no time to engage in the luxury of cooling off or to
take the tranqui
lizing drug of gradualism. Now is the time to make real the
promises of
democracy. Now is the time to rise from the dark and
desolate valley of s
egregation to the sunlit path of racial justice. Now is the
time to lift
our nation from the quicksands of racial injustice to the solid
rock of
brotherhood. Now is the time to make justice a reality for all of
God's c
hildren.

It would be fatal for the nation to overlook the urgency of t
he moment.
This sweltering summer of the Negro's legitimate discontent wi
ll not pass
until there is an invigorating autumn of freedom and equalit
y. Nineteen
sixty-three is not an end but a beginning. Those who hoped th
at the Negro
needed to blow off steam and will now be content will have
a rude
awakening if the nation returns to business as usual. There will b
e neither
rest nor tranquility in America until the Negro is granted his
citizenship
rights. The whirlwinds of revolt will continue to shake the
foundations of
our nation until the bright day of justice emerges.

But
there is something that I must say to my people who stand on the
warm th
reshold which leads into the palace of justice. In the process of
gaining
our rightful place we must not be guilty of wrongful deeds. Let us
not
seek to satisfy our thirst for freedom by drinking from the cup of
bitter
ness and hatred. We must forever conduct our struggle on the high
plane
of dignity and discipline. We must not allow our creative protest to
dege
nerate into physical violence. Again and again we must rise to the
majest
ic heights of meeting physical force with soul force. The marvelous
new
militancy which has engulfed the Negro community must not lead us to
a di
strust of all white people, for many of our white brothers, as evidenced
by their presence here today, have come to realize that their destiny is
tied
up with our destiny. And they have come to realize that their free
dom is
inextricably bound to our freedom. We cannot walk alone.

And as
we walk, we must make the pledge that we shall always
march ahead. We ca
nnot turn back. There are those who are asking the
devotees of civil righ
ts, "When will you be satisfied?" We can never be
satisfied as long as th
e Negro is the victim of the unspeakable horrors of
police brutality. We
can never be satisfied as long as our bodies, heavy
with the fatigue of
travel, cannot gain lodging in the motels of the highways
and the hotels
of the cities. We cannot be satisfied as long as the Negro's
basic mobil
ity is from a smaller ghetto to a larger one. We can never be
satisfied
as long as our children are stripped of their selfhood and robbed
of thei
r dignity by signs stating "for whites only." We cannot be satisfied as
l
ong as a Negro in Mississippi cannot vote and a Negro in New York
believ
es he has nothing for which to vote. No, no we are not satisfied and
we w
ill not be satisfied until justice rolls down like waters and
righteousn
ess like a mighty stream.

I am not unmindful that some of you have come
here out of great
trials and tribulations. Some of you have come fresh
from narrow jail cells.
Some of you have come from areas where your quest
for freedom left you
battered by storms of persecution and staggered by
the winds of police
brutality. You have been the veterans of creative su
ffering. Continue to
work with the faith that unearned suffering is redem
ptive.

Go back to Mississippi, go back to Alabama, go back to South
Ca
rolina, go back to Georgia, go back to Louisiana, go back to the slums
an
d ghettos of our northern cities, knowing that somehow this situation can
and will be changed.

Let us not wallow in the valley of despair. I sa
y to you today my
friends - so even though we face the difficulties of t
oday and tomorrow, I
still have a dream. It is a dream deeply rooted in t
he American dream.

I have a dream that one day this nation will rise u
p and live out the
true meaning of its creed: "We hold these truths to be
self-evident, that all
men are created equal."

I have a dream that one
day on the red hills of Georgia the sons of
former slaves and the sons
of former slave owners will be able to sit down
together at the table of
brotherhood.

I have a dream that one day even the state of Mississippi
, a state
sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat
of oppression,
will be transformed into an oasis of freedom and justice
.

I have a dream that my four little children will one day live in a na
tion
where they will not be judged by the color of their skin but by the
content
of their character.

I have a dream today.

I have a dream tha
t one day down in Alabama, with its vicious racists,
with its governor ha
ving his lips dripping with the words of interposition
and nullification
- one day right there in Alabama little black boys and
black girls will
be able to join hands with little white boys and white girls as
sisters
and brothers.

I have a dream today.

I have a dream that one day every
valley shall be exalted, and every
hill and mountain shall be made low,
the rough places will be made plain,
and the crooked places will be made
straight, and the glory of the Lord
shall be revealed and all flesh shal
l see it together.

This is our hope. This is the faith that I go back
to the South with.
With this faith we will be able to hew out of the moun
tain of despair a
stone of hope. With this faith we will be able to tran
sform the jangling
discords of our nation into a beautiful symphony of br
otherhood. With this
faith we will be able to work together, to pray tog
ether, to struggle
together, to go to jail together, to stand up for free
dom together, knowing
that we will be free one day.

This will be the d
ay, this will be the day when all of God's children will
be able to sing
with new meaning "My country 'tis of thee, sweet land of
liberty, of thee
I sing. Land where my father's died, land of the Pilgrim's
pride, from
every mountainside, let freedom ring!"

And if America is to be a great
nation, this must become true. And so
let freedom ring from the prodigio
us hilltops of New Hampshire. Let
freedom ring from the mighty mountains
of New York. Let freedom ring
from the heightening Alleghenies of Pennsy
lvania.


Let freedom ring from the snow-capped Rockies of Colorado. Let

freedom ring from the curvaceous slopes of California.


But not only
that; let freedom ring from Stone Mountain of Georgia.


Let freedom rin
g from Lookout Mountain of Tennessee.


Let freedom ring from every hill
and molehill of Mississippi - from
every mountainside.


Let freedom r
ing. And when this happens, and when we allow
freedom ring - when we let
it ring from every village and every hamlet,
from every state and every
city, we will be able to speed up that day when
all of God's children - b
lack men and white men, Jews and Gentiles,
Protestants and Catholics - w
ill be able to join hands and sing in the words
of the old Negro spiritua
l: "Free at last! Free at last! Thank God Almighty,
we are free at last!
"
======================================================================================

Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial,
Washington, D.C, le 28 août 1963.

Il y a cent ans, un
grand Américain, qui jette sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrêté d'une importance capitale venait porter la lumière, comme un phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs, marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité. Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchainée par la discrimination.

Un siècle plus tard, les Noirs représentent un i
lôt de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, les Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.

No
us venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est auj
ourd'hui évident que l'Amérique a manqué à cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunités nationaux. Alors nous venons exiger notres paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'
Amérique l'urgence absolue de ce moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillée de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu
'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'un automne vivifiant qui amènera liberté et égalité. L'année 1963 n'est pas une fin, mais un début.

Ceux qui veulent croire que
les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fàcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquillité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droits civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera. Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut sou
ci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, on le voit par leur présence ici aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.
Et quand nous marchons, nous ne devons jurer d'alle
r toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons étre satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes.


Nous ne serons être satisfaits tant que les N
oirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne serons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'aura pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne verra rien pour lequel on peut voter. Non, non, nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la justice sera comme un fleuve puissant.

Je ne suis pas san
s savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites des prisons. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissé meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière.

Vous êtes les vétérans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non méritée vous apportera rédemption.

Ret
ournez dans le Mississippi, retournez en l'Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous dis aujourd'hui, mes amis, qu
e malgré les difficultés et les frustrations du moment, j'ai quand même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.

J'ai un rêve qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai si
gnification de sa croyance : "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux".

J'ai un rêve qu'un jour, sur le
s collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rêve qu'un jour même l'
Etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rêve q
ue mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

J'ai un rêve aujourd'hui.

J'ai un rêve qu'un jour l'Etat d
e l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noirs pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.

J'ai un rêve aujourd'hui.

J'ai un rêve qu
'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne seront nivellées, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront fait droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C'est avec cet
espoir que je rentre dans le Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu
pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon Pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."

Et si l'Amérique veut être une gr
ande nation, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes de New York. Que la liberté retentisse des Hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enn
eigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de l
a Californie!

Mais aussi que la liberté retentisse Des Stone Mountai
ns de la Géorgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du
Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque
taupinière du Mississippi! Que la liberté retentisse!

Quand nous la
isserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque Etat et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir :
"Enfin libres
! Enfin libres ! Dieu tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres!"

# Posted on Monday, 29 January 2007 at 6:03 PM

Edited on Thursday, 24 May 2007 at 3:46 AM